• Plan d’eau de Mourioux-Vieilleville
    Les travaux de rétablissement de la continuité écologique au niveau du plan d’eau communal de Mourioux-Vieilleville, réalisés sous la maîtrise d’ouvrage du SIA Gartempe Ardour, seront terminés (...)

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  • Appel d’offres
    L’appel d’offres relatif à l’étude visant à l’inventaire des zones humides prioritaires au sein du périmètre du Contrat de Rivière Gartempe est clôturé. La Commission d’Appel d’Offres aura lieu le 02 (...)

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  • Gartempe Inf’Eau n°8
    La lettre Gartempe Inf’Eau n°8 est parue ! Edition papier d’information sur les actions du Contrat de Rivière Gartempe, la lettre Inf’Eau est tirée à 40 000 exemplaires, et distribuée dans l’ensemble (...)

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Enjeu 3

Les enjeux liés à la biodiversité

De par son caractère rural, le bassin versant de la Gartempe jouit encore aujourd’hui d’un environnement préservé, au sein duquel les milieux naturels occupent une place prépondérante. Ceux-ci se déclinent en une large palette, chacun présentant des caractéristiques physiques, écologiques et paysagères qui leur sont propres.


Les milieux naturels

> Prairies naturelles et bocage

Le bocage, Limousin est un ensemble de terres agricoles enclos par des levées de terres, de murs ou de haies ainsi que des alignements plus ou moins continus d’arbres et arbustes sauvages ou fruitiers. C’est un espace qui s’est installé en France dès le moyen âge et qui présente une plus-value pour le territoire. Il se conjugue maintenant avec les prairies naturelles pour lesquelles il offre un brise vent efficace. Il constitue aussi un corridor écologique très présent et une source de bois de chauffage. Sur le territoire de la Gartempe limousine, le bocage est surtout présent sur le nord du territoire et sur la partie amont du bassin versant.

> Milieux forestiers

Eléments structurants du paysage limousin, les formations forestières couvrent environ un tiers du territoire régional. En progression depuis la seconde moitié du 20ème siècle, les forêts présentes sur le territoire sont très diversifiées, le Chêne, le Hêtre et le Châtaignier étant les essences les plus représentatives. Au sein du bassin versant de la Gartempe, les zones les plus boisées sont situées en altitude, sur la partie Sud du territoire (Monts d’Ambazac) ainsi qu’en Creuse, au niveau des sources de la Gartempe.

> Zones humides

Prés de fonds, mouillères, gouilles… tous se rapportent à des milieux bien particuliers, couramment appelés « zones humides ». Du point de vue du législateur, les zones humides correspondent « terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ». Si l’importance de ces milieux du point de vue de la biodiversité (notamment en tant que sites de reproduction et développement de nombreuses espèces animales et végétales rares et protégées) est incontestable aujourd’hui, les autres rôles bénéfiques des zones humides sont moins connus. En effet, celles-ci jouent un rôle de premier plan en termes d’hydrologie, notamment en matière de soutien des débits d’étiages et d’écrêtement des crues, ainsi que vis-à-vis de la qualité de l’eau, ces milieux agissant comme un « filtre » capable de retenir et d’épurer nombres de pollutions.
Ces milieux constituent un élément indissociable de l’identité du territoire du bassin versant de la Gartempe, celles-ci couvrant environ 10% de la surface. Malgré l’apparente simplicité du terme de « zones humides », celui-ci regroupe en réalité une multitude d’habitats, les plus représentatifs étant les suivants :



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Prairie hygrophile :
Couramment appelées « près de fond », ces milieux sont relativement courants à l’échelle du territoire. Situés en fond de vallées et souvent pâturés, ceux-ci présentent un aspect plutôt homogène, lié à la présence des joncs.



Mégaphorbiaies :
Végétation exubérantes, haute et richement colorés. Elles se développent en général après une période d’interruption de fauche ou de pâturage, parfois en bordure d’étang et de cours d’eau.



Landes et tourbières :
Une tourbière, est, par définition, une zone humide colonisée par la végétation, qui, sous l’action de conditions particulières (température, pluviométrie, acidité), va s’accumuler et former la tourbe.


Landes sèches


Les landes sèches sont des formations végétales assez basses dominées par les arbustes et les arbrisseaux. Des espèces comme les bruyères, les genêts et les ajoncs sont souvent majoritairement représentés. Ces milieux sont souvent issus d’une déforestation plus ou moins ancienne, initialement réalisés afin d’augmenter les surfaces agricoles, historiquement dévolues au pâturage. Aujourd’hui, l’abandon des pratiques pastorales et le reboisement menacent ces milieux. Au sein du territoire, on rencontre ces milieux essentiellement au niveau de Chateauponsac, sur les pentes de la vallée de la Gartempe.
L’ensemble de ces milieux, de par leur richesses écologiques et patrimoniales, ont fait l’objet d’une reconnaissance légale eu travers de plusieurs mesures de classement et de protection (Natura 2000, classement en Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique, Arrêté de Protection de Biotope,…). L’emprise de ces dispositions visant à la protection de la biodiversité sur le bassin versant de la Gartempe limousine est illustrée par la carte ci-dessous :

 

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Les espèces emblématiques (protection nationale) liées aux milieux aquatiques

Mammifères

Loutre d’Europe (Lutra lutra)

La loutre est un des plus grands mustélidés d’Europe, avec une taille moyenne d’environ 100 à 135 cm (corps et queue), avec un poids moyen de 5 à 12 kg. Les catiches, gites diurnes réservés au repos, sont choisies en fonction de la tranquillité du site. L’espèce est territoriale et individualiste, les individus ne se regroupant qu’en période d’accouplement. La reproduction peut avoir lieu à n’importe quel moment de l’année, et donnera naissance à deux voire trois loutrons. Après avoir subi un très fort déclin au cours de la première moitié du XXème siècle, l’espèce recolonise aujourd’hui le bassin de la Loire depuis l’Auvergne et le Limousin.


Amphibiens

Sonneur à ventre jaune (Bombina variegata)
Le sonneur à ventre jaune est un petit crapaud de 5 cm environ, qui présente, comme son nom l’indique, une coloration jaune et noire sur sa partie ventrale. Celle-ci sert à effrayer d’éventuels prédateurs lorsqu’il se sent menacé. Ce crapaud est un animal vif et très actif, de jour comme de nuit. Espèce aquatique, il fréquente les eaux peu profondes et de faible superficie, où il se reproduit de mi-avril à fin août.


Mollusques et crustacés

Moule perlière (Margaretifera margaretifera)

La Moule perlière possède une coquille allongée, de couleur brun-noir, parcourue de stries concentriques, longue de 8 à 14 cm. Ce mollusque affectionne les eaux rapides, très pauvres en éléments nutritifs, bien oxygénées et légèrement acides. Elle recherche un substrat de graviers et de sables, où elle vit à demi-enfouie. C’est une espèce qui peut vivre jusqu’à 100 ans, et qui présente une maturité sexuelle autour de 15 à 20 ans. De plus, sa reproduction est strictement liée à la présence de salmonidés (truite fario par exemple), car les larves vont se fixer sur les branchies de ces poissons. L’ensemble de ces facteurs en font une espèce très sensible à toutes les perturbations subies par le milieu, et de fait une espèce fortement menacée.

Ecrevisse à pieds blancs (Austropotamobius pallipes)

Cette écrevisse, relativement petite comparativement aux espèces introduites (écrevisses américaines par exemple), mesure une douzaine de centimètres. Sa coloration est brun-verdâtre, le dessous est plus clair. Cette espèce, très sensible à la moindre pollution, vit dans les eaux courantes et fraîches des petits torrents et ruisseaux, sur un fond de graviers et de pierres. Les populations ont été décimées par l’introduction des écrevisses en provenance du continent Nord-Américain, plus compétitives et porteuse saines d’un champignon, responsable de la « peste de l’écrevisse ». Seules quelques populations se maintiennent encore sporadiquement sur le bassin de la Gartempe.

Poissons et Agnathes

Saumon Atlantique (Salmo salar)

Poisson de la famille des salmonidés, le saumon atlantique est sans aucun doute le poisson le plus emblématique du bassin de la Loire. Historiquement présent en très grand nombre sur le bassin, la population de saumon a aujourd’hui du mal à se maintenir. Le cycle biologique du saumon comporte deux phases distinctes ; dans un premier temps, le juvénile va se développer en eau douce (rivière) durant 1 à 2 ans, avant de séjourner en mer durant 1 à 3 ans. Pour se reproduire, le saumon va remonter depuis la mer vers la rivière où il est né, grâce à sa mémoire olfactive. Sur le bassin de la Gartempe, le saumon atlantique bénéficie d’un programme de sauvegarde et de réintroduction (déversements d’alevins et tacon). Le nombre de saumon remontant est constant ces dernières années mais faible (une dizaine par an), les conditions de montaison n’étant pas optimales sur l’axe Gartempe du fait de la présence de nombreux barrages ni aménagés, ni gérés et constituant des obstacles à la circulation des poissons.

Chabot (Cottus gobio)

Le chabot est un petit poisson, ne dépassant pas 15 cm de long. Il a la forme d’une massue. Fréquentant les eaux de bonne qualité, le biotope idéal pour le chabot est un cours d’eau froid, rapide, bien oxygéné et peu profond. Le chabot vit caché dans le fond des ruisseaux, au milieu des pierres car il ne possède pas de vessie natatoire*. C’est un carnivore qui chasse les animaux de fond de ruisseau la nuit (mollusques, vers, larves d’insectes, œufs et alevins de truite). Il c0lonise fréquemment les ruisseaux en compagnie des truites.

Lamproie marine (Petromyzon marinus) et Lamproie de Planer (Lampetra planeri)

Deux espèces de lamproies migratrices sont présentes sur le bassin de la Gartempe : la lamproie marine et la lamproie de Planer. Les lamproies ne sont pas à proprement parler des poissons, mais appartiennent à la branche des Agnathes. Les lamproies sont des vertébrés primitifs dont la morphologie rappelle celle de l’anguille. Leur corps est serpentiforme. La coloration est jaunâtre, marbrée de brun sur le dos. Dépourvues de mâchoires, le disque buccal est bordé de papilles aplaties et couvert de dents cornées disposées en séries radiales.
La lamproie marine va alterner une phase de vie en eau douce, où a lieu la reproduction, avant de dévaler vers la mer où les individus vont se développer avant de remonter les cours d’eau fixés à un poisson migrateur. A contrario, la lamproie de Planer vit très majoritairement en eau douce. Les lamproies se reproduisent entre avril et juin sur un substrat de gravier et de sable.

Insectes

Damier de la succise (Euphydryas aurinia)

Papillon d’environ 20 mm, le Damier de la succise est lié aux milieux frais et humides ou se développe sa plante-hôte (plante sur laquelle les œufs se développent), la Succise des prés. Cette espèce peut être observée en vol au cours du mois d’avril à juillet. En régression au niveau national, ce papillon semble se maintenir en Limousin et sur le bassin de la Gartempe, d’où l’importance de sa préservation sur le territoire.

Cuivré des marais (Lycanea dispar)

Ce petit papillon présente sur le dessus des ailes une coloration orange vif à tendance métallique, d’où son nom. Les individus peuvent être observés en vol au cours du mois de juin, puis ensuite au cours du mois d’août. Cette espèce fréquente les milieux humides, comme les prés de fonds, les bords de rivières, …

Agrion de mercure (Coenagrion mercuriale)

L’Agrion de mercure se reconnaît à sa forme gracile, son abdomen fin, cylindrique et allongé. L’espèce affectionne les endroits ensoleillés, à proximité des écoulements d’eau claire, comme des sources, des petits ruisselets,…. Les individus sont visibles en vol du mois de mai à août.

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