• Plan d’eau de Mourioux-Vieilleville
    Les travaux de rétablissement de la continuité écologique au niveau du plan d’eau communal de Mourioux-Vieilleville, réalisés sous la maîtrise d’ouvrage du SIA Gartempe Ardour, seront terminés (...)

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  • Appel d’offres
    L’appel d’offres relatif à l’étude visant à l’inventaire des zones humides prioritaires au sein du périmètre du Contrat de Rivière Gartempe est clôturé. La Commission d’Appel d’Offres aura lieu le 02 (...)

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  • Gartempe Inf’Eau n°8
    La lettre Gartempe Inf’Eau n°8 est parue ! Edition papier d’information sur les actions du Contrat de Rivière Gartempe, la lettre Inf’Eau est tirée à 40 000 exemplaires, et distribuée dans l’ensemble (...)

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Enjeu 1

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Les enjeux liés à l’hydromorphologie

Sur l’ensemble du bassin versant de la Gartempe Limousine, l’hydromorphologie apparait comme le premier paramètre déclassant vis-à-vis de l’atteinte du bon état écologique. Deux facteurs sont à l’origine de ce constat : la dégradation des berges et du lit mineur des cours d’eau ainsi que les problématiques de continuité écologique.
Les problématiques de l’ensablement du bassin versant liées au principal caractère déclassant (morphologie) sont essentiellement dues à une conjugaison de plusieurs phénomènes, notamment le piétinement des berges par le bétail (présent sur près des 2/3 des cours d’eau), le manque ou l’absence de ripisylve, souvent complétés par l’absence de clôtures aux abords des cours d’eau. L’association de ces phénomènes entraine la mise en suspension de sédiments et de sables qui dégradent la qualité du substrat.
Les cours d’eau principaux connaissent donc principalement une dégradation liée au colmatage du substrat et à la non-stabilité des berges. Le colmatage du lit des cours d’eau provoque une uniformisation du substrat (diminution des capacités d’accueil du milieu et une disparition du substrat grossier générant une diminution des frayères, et limitation de la circulation de l’eau oxygénée dans le substrat.
Un effort conséquent est donc à réaliser pour que les masses d’eau atteignent le bon état écologique. Les impacts morphologiques relatifs à un colmatage et une dégradation importante du chevelu nécessitent effectivement des travaux (renaturation, clôture, abreuvement...) à grande échelle pour une restauration sur les cours d’eau à moyen terme. Ces travaux sont nécessaires puisque les affluents sont la source principale de production de matières en suspension.

Les enjeux liés à la continuité écologique

La continuité écologique de la Gartempe et de ses affluents est, dans son ensemble, fortement impactée par les problématiques de fractionnement des flux biologiques et sédimentaires inhérents à la présence d’ouvrages transversaux. En effet, la continuité écologique, dans une rivière, se définit par la possibilité de circulation des espèces animales et le bon déroulement du transport des sédiments. La continuité entre amont et aval est entravée par les obstacles transversaux comme les seuils et barrages.
A l’heure actuelle, 218 seuils ont été recensés (soit une densité de 0,3 ouvrage par kilomètre linéaire de cours d’eau), présentant pour la grande majorité une absence d’équipement et/ou de pratique de gestion pour la réalisation de la transparence écologique. A ces ouvrages viennent s’ajouter de nombreux petits équipements (ponts routiers, buses…) à l’origine d’une segmentation des petits cours d’eau de têtes de bassin.

Plus récemment, la parution du classement des cours d’eau au titre de l’article L214-17 du Code de l’Environnement (04 juillet 2012) implique un investissement et un effort accru de l’ensemble des partenaires dans le sens du rétablissement de la continuité écologique, la règlementation imposant de nouvelles priorités d’intervention.

Pour rappel, les deux listes permettent la séparation des cours d’eau selon deux cas de figures :

• « Liste 1 : cours d’eau, parties de cours d’eau ou canaux parmi ceux qui sont en très bon état écologique ou identifiés par les schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l’atteinte du bon état écologique des cours d’eau d’un bassin versant ou dans lesquels une protection complète des poissons migrateurs vivant alternativement en eau douce et en eau salée est nécessaire, sur lesquels aucune autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s’ils constituent un obstacle à la continuité écologique. Le renouvellement de la concession ou de l’autorisation des ouvrages existants, régulièrement installés sur ces cours d’eau, parties de cours d’eau ou canaux, est subordonné à des prescriptions permettant de maintenir le très bon état écologique des eaux, de maintenir ou d’atteindre le bon état écologique des cours d’eau d’un bassin versant ou d’assurer la protection des poissons migrateurs vivant alternativement en eau douce et en eau salée »

• « Liste 2 : cours d’eau, parties de cours d’eau ou canaux dans lesquels il est nécessaire d’assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs. Tout ouvrage doit y être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l’autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l’exploitant. »

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